Quand le pied de la nécessité de l'histoire fait un pas de géant en Afrique
- Colloque International du Centre d'Etudes sur les Philosophies; les Sociétés et les Savoirs , 1 : 1-2
Résumé
L’Afrique connais une effervescence politique ces dernières années dont les catalyseurs sont en majorité les couches sociales jusque-là mises à l’écart du champ politique. Les manifestations associées à ce bouillonnement social posent la nécessité de la rupture d’avec les anciens systèmes de gouvernance, tant au plan national qu’international, de sorte à garantir la souveraineté des Etats africains. Cette posture rapproche les acteurs du mouvement décolonial. Cet article fait une lecture critique de ce nouveau mouvement souverainiste à la lumière des philosophies de l’histoire de Hegel et J. Ki-Zerbo. Il postule l’hypothèse selon laquelle l’esprit souverainiste qui agit en Afrique s’explique par l’arrivée à maturation des structures sociales sous l’action du panafricanisme, toute chose qui exacerbe le ressentiment des peuples face à l’histoire et alimente les mouvements subversifs. Il suggère que les besoins de changement soient bien adressés par les élites politiques et intellectuelles.
Mots-clés
Panafricanisme, souverainisme, décolonialité, philosophie de l’histoire, Hegel, J. Ki-Zerbo